La sixième réunion de négociation sur la protection sociale complémentaire (PSC) dans la fonction publique hospitalière confirme une dérive préoccupante : un ministère irresponsable, sourd aux revendications syndicales et incapable de fournir les bases minimales d’une négociation sérieuse comme l’ont dénoncé les organisations syndicales, et cela dans un calendrier imposé incompatible avec l’ampleur des enjeux pour des centaines de milliers d’agent·es .
Pour le Parti communiste français, l’enjeu est majeur : il s’agit de garantir une véritable protection sociale aux personnels hospitaliers, qui assurent chaque jour la continuité du service public de santé dans des conditions déjà fortement dégradées. Le ministère doit fournir avant la prochaine réunion du 19 février l’ensemble des éléments indispensables à une négociation loyale : protocole de méthode, études d’impact démographique, chiffrage précis et cadrage budgétaire. Sans ces garanties, toute discussion relève de la mise en scène.
Le PCF alerte sur le problème fondamental que constitue le développement des protections sociales complémentaires en substitution d’un renforcement ambitieux de la Sécurité sociale. L’extension des complémentaires ne peut servir de prétexte à un désengagement de la solidarité nationale au profit d’acteurs lucratifs, plus coûteux et inégalitaires.
Cette négociation menée de manière irresponsable par le gouvernement s’inscrit dans la continuité d’un PLFSS 2026 largement insuffisant, qui ne répond ni aux besoins de l’hôpital public ni à ceux de ses agent·es.
Face à la crise profonde du système de santé, la France a besoin d’un PLFSS 2027 à la hauteur des enjeux, fondé sur le renforcement de la Sécurité sociale, des embauches et le financement durable de l’hôpital public et la conquête de nouveaux droits sociaux pour les personnels.
Paris, le 11 février 2026
Parti communiste français