Depuis des mois, le gouvernement a engagé une grande concertation dénommée « Ambition France Transport », dont l’objectif était de dégager de nouveaux financements pour les investissements dans les transports, et en particulier pour le ferroviaire, qui souffre d’un sous-investissement dramatique. La Suisse fait le choix d’investir 477 euros par an par habitant, l’Allemagne 115, la France 51 selon l’association allemande « Alliance rail ». Notre pays est à la traîne !
La démarche d’une telle concertation était légitime et le PCF y a d’ailleurs participé par des rencontres avec le cabinet du ministre des Transports et la publication d’un cahier d’acteurs. Cependant, force est de constater que la montagne a accouché d’une souris : « un cadre plus exigeant » pour les concessions autoroutières qui n’aura d’impact qu’en… 2032, quand une partie des revenus des concessions autoroutières sera utilisée pour financer des investissements publics.
Concernant le financement des transports ferroviaires, le ministre Philippe Tabarot n’a annoncé que 300 millions par an de financements via les CEE, 3% de ce qu’il faudrait ! Pour le reste, la SNCF devra financer de fait ses investissements en augmentant le prix des billets de train et en augmentant sa dette. Exactement ce qu’il ne faut pas faire.
L’heure est au contraire à faire à nouveau de la France un pays de bâtisseurs et de bâtisseuses en investissant massivement pour répondre aux besoins de mobilité de nos concitoyennes et concitoyens.
Le PCF formule trois propositions prioritaires :
- Engager un grand plan d’investissement pour rénover et développer les grands réseaux ferroviaires, routiers et fluviaux de l’Etat : investir tout de suite 10 milliards supplémentaires par an pour le rail, les transports publics, le fret et le vélo. Un tel plan peut être financé en mobilisant des avances à bas taux du pôle public bancaire existant.
- Renationaliser les autoroutes pour en finir avec le détournement par les concessionnaires de l’argent public aux profits des actionnaires.
- Faire baisser de 30% les billets de train, tendre vers la gratuité des TER et des transports en commun.
Le gouvernement refuse une fois de plus d’investir pour répondre aux besoins de mobilité tout en réalisant la transition écologique pour relever le défi climatique. C’est totalement irresponsable ! Les parlementaires communistes porteront toutes nos propositions dans le débat budgétaire. Il faut enfin investir.
Paris, le 13 juillet 2025
Parti communiste français.