A la lecture de l'interview du Premier Ministre, on peut légitimement se demander qui d'Emmanuel Macron ou de Sébastien Lecornu a donné une interview au Parisien !
De "rupture" annoncée par le Premier Ministre, il n'y en a aucune. D'engagements en matière de justice sociale ou fiscale, aucun.
Rien sur l'abandon nécessaire des mesures de régression sociale, de l'année blanche aux suppressions de postes en passant par le projet de réforme de l'assurance chômage, proposées par son prédécesseur.
Rien sur la justice fiscale ou sur la conditionnalité des 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises.
Rien contre les plans de licenciements et pour la réindustrialisation.
Rien non plus pour sortir des logiques de guerre en Europe ou pour faire respecter un cessez le feu à Gaza et l'entrée d'une aide humanitaire.
Et un refus clair de l'abrogation de la réforme des retraites et d'un retour de l'ISF.
Le PCF appelle à se joindre massivement à la journée de grève et de manifestations organisée par l'intersyndicale le 2 octobre prochain pour que les travailleurs et travailleuses fassent entendre toutes leurs exigences.
Une alternative existe pour le progrès et la paix : c'est le sens du pacte pour l'avenir de la France proposé par le PCF.
Alors que tout semble indiquer que le Premier Ministre est resté bloqué sur l'orbite de Jupiter, les mêmes causes produiront les mêmes effets : sans changement radical d'orientation, Monsieur Lecornu partira avec son projet de budget !
Paris, le 27 septembre
Parti communiste français.