Je suis née et j’ai grandi à Saint-Maximin. Cette ville fait partie de mon histoire, de mes repères et de mes valeurs. J’y ai appris que l’on avance mieux quand on se respecte et qu’on s’entraide, et que la mairie doit avant tout être utile aux habitants. C’est ce qui guide encore aujourd’hui ma façon de m’engager.
Je suis maire communiste, et j’en suis fière. Mon engagement repose sur une conviction simple : une commune doit protéger, rassembler et accompagner. Je crois à la force du collectif, à la justice sociale, à l’égalité des droits et à des services publics proches et accessibles. Je crois aussi que la politique n’a de sens que si elle reste connectée aux réalités du quotidien, à ce que vivent réellement les habitantes et les habitants.
Saint-Maximin est une ville à taille humaine, de 3 000 habitants, solidaire, marquée par une histoire ouvrière forte. Reconstruite après avoir été bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle porte aussi la mémoire de ses carrières, dont la pierre a servi à bâtir de grands édifices en France. Aujourd’hui, entre nature, quartiers paisibles et vie associative active, elle offre un cadre de vie simple, équilibré et profondément humain, au cœur du sud de l’Oise.
Cela fait un an que j’ai l’honneur d’être maire de ma commune. Un an de découvertes, d’apprentissages et de responsabilités concrètes. Devenir maire, c’est changer de regard : tout devient plus direct, plus exigeant, parfois plus lourd, mais surtout plus essentiel.
Très vite, j’ai compris que le rôle de maire ne se limite pas aux réunions ou aux cérémonies. Être maire, c’est être sollicitée chaque jour pour des situations très diverses : logement, difficultés familiales, conflits de voisinage, inquiétudes pour un enfant, problèmes de voirie ou de sécurité. Ce sont des réalités différentes, mais elles appellent toutes la même chose : de l’écoute, de l’attention et, quand c’est possible, des solutions.
J’ai aussi découvert la complexité de la gestion municipale. Derrière chaque décision, il y a des règles, des procédures, des contraintes budgétaires et des délais. Il faut apprendre à prioriser, à arbitrer, parfois à dire non, même lorsque les attentes sont légitimes. C’est une part exigeante de la fonction, mais indispensable pour agir de façon responsable.
Cette première année m’a surtout montré à quel point le travail d’équipe est essentiel. Un·e maire ne fait rien seul. Les élus, les agents municipaux, les associations, les partenaires locaux sont au cœur de l’action publique. C’est grâce à leurs compétences et à leur engagement que les projets avancent.
Je suis aussi la première femme à exercer cette responsabilité à Saint-Maximin. Je n’aborde pas cette fonction sous un angle genré, je l’exerce avec la même exigence que mes prédécesseurs. Mais je sais aussi que, dans la vie politique comme dans le monde professionnel, les femmes ont encore trop souvent moins accès aux responsabilités, malgré leurs compétences et leur engagement. C’est pourquoi je m’attache à faire confiance à des femmes, à les mettre en avant, à leur permettre de prendre toute leur place, au sein de l’équipe municipale comme dans la liste que je conduis.
J’ai la chance de pouvoir compter sur le soutien de mon conjoint, qui partage les responsabilités du quotidien, ce qui lui permet aussi de comprendre le quotidien d’une femme active, mère avec un foyer à sa charge. Cet équilibre est indispensable pour pouvoir exercer pleinement mon mandat et rester disponible pour les habitants. Être maire est une fonction qui demande du temps, de l’énergie et une vraie présence sur le terrain.
Après un an, je ne prétends pas tout savoir. Je suis encore dans l’apprentissage, dans l’écoute, dans l’ajustement. Mais je suis convaincue d’une chose : être maire, c’est avant tout être au service, avec humilité, détermination et le souci constant de l’intérêt général. C’est cette exigence qui guide chacune de mes décisions, jour après jour.
Chahinaise Azouza
Maire de Saint-Maximin
Article publié dans CommunisteS, numéro 1071 du 28 janvier 2026.