La visite de Fabien Roussel les 17 et 18 mars dans l’Aveyron et le Lot est un franc succès et a constitué un élément majeur de la vie politique lotoise.
Plus de 300 personnes ont assisté à la réunion publique le 17 mars, ainsi que les partis de gauche PS, PRG, Les Écologistes, GRS. Plusieurs élus de gauche sont également présents, tels que Christophe Proença, député du Lot, André Mellinger, maire de Figeac, Guillaume Baldy, conseiller départemental du Lot, Vincent Labarthe président du Grand Figeac, Angèle Preville, maire de Biars-sur-Cère, Jean-Claude Sauvier, président communiste du Pays de Lalbenque Limogne, Pierre Lacaze, vice-président de la région Occitanie, et les conseillers régionaux Marie Piqué, Rodolphe Portolès, Pascal Mazet.
Fabien Roussel invitait la population à un échange sans tabou. Plusieurs thèmes ont été abordés : l’éducation, l’école privée, l’économie de guerre, l’armée, les alliances, l’agriculture, les services publiques, les territoires d’Outre-Mer, l’abrogation de la réforme des retraites. Il en a profité pour rappeler les propositions du PCF sur l’éducation, notamment avec le recrutement de 90 000 enseignants. Il a rappelé qu’il ne faut pas parler d’économie de guerre, il n’est plus possible de demander des sacrifices alors que des universités sont au bord du dépôt de bilan. Plus que jamais, nous devons parler d’économie de paix.
Bien entendu, Fabien Roussel a réagi au propos de François Bayrou sur son refus de ramener l’âge de départ à la retraite à 62 ans. Le 1er ministre rompt avec son engagement d’ouvrir des négociations sans tabou, y compris sur les mesures d’âge. Il s’expose ainsi au vote d’une motion de censure.
Quatre moments importants étaient prévus pour la journée du 18 mars.
Premièrement la rencontre avec les salariés de RATIER. Cette entreprise a son carnet de commandes plein. Les salariés demandent une meilleure redistribution de la richesse qu’ils ont créée. En effet, leur direction préfère verser de l’intéressement sur lequel il n’y a pas de cotisation sociale. Ce sont des millions d’euros qui ne rentrent pas dans les caisses de l’État.
Ils contestent l’application restrictive de la convention collective de la métallurgie qui met plus en avant l’emploi au détriment des salariés. Ils contestent également l’application des ordonnances Macron qui prévoit que les délégués ne peuvent pas faire plus de trois mandats consécutifs. Fabien Roussel s’est engagé à intervenir auprès du ministère du Travail.
Les salariés de Ratier ont également demandé le vote de la loi « Responsabilité des donneurs d’ordres vis-à-vis des sous-traitants, des emplois et des territoires ». Fabien Roussel a rappelé qu’il y avait un consensus des groupes de gauche pour l’adoption de cette loi. Mais il est difficile pour le moment de la faire voter, compte tenu de la composition de l’Assemblée nationale.
Le deuxième temps était consacré aux élus du Lot qui n’ont pas manqué de rappeler que la baisse des dotations financières allait avoir de mauvaises conséquences sur l’investissement des communes. Jean-Claude Sauvier rappelait que la baisse des investissements pouvait mettre en danger les entreprises du bâtiment. Fabien Roussel a proposé un appel des élus du Nord et du Lot pour demander un projet de finances rectificatif.
Pour le troisième temps, nous avons évoqué l’éducation avec deux organisations syndicales et une association de parents d’élèves. Bien entendu, nous avons évoqué les suppressions d’emplois et les possibles fermetures de classe dans le Lot. Dans notre département rural, fermer une classe peut entrainer des déplacements assez longs pour les jeunes enfants.
Enfin, pour le quatrième temps, nous avons rendu hommage à un républicain espagnol qui a été déporté pendant la Seconde Guerre mondiale. Fabien Roussel en a profité pour rappeler que le PCF a toujours combattu l’extrême droite.
Pour résumer, deux journées très intenses et qui ont donné de l’espoir à tous les communistes du Lot.
Jean-Christophe Vialaret
membre du CN
Article publié dans CommunisteS, numéro 1035 du 26 mars 2025.