Les années se suivent et se ressemblent au moins sur un point : la crise s’aiguise et avec elle les contradictions dont elle est porteuse.
Les brouillards s’épaississent et croissent les dangers. Dans ce contexte, réfléchir pour comprendre est un impératif politique.
C’est donc avec ambition et gravité que se prépare la 23e édition de l’université d’été du PCF. Si les enjeux nationaux occuperont comme toujours une place importante, deux autres échelles s’imposent cependant à nous : l’échelle internationale au vu des tensions extrêmes, des rapines, des tueries, de cette gangstérisation des relations internationales qui avance et s’assume ; l’échelle municipale avec la perspective des élections de l’année prochaine, assez boudées des médias à cette heure bien que nous sachions leur grande importance.
L’université d’été doit aussi être l’occasion de poser certaines questions politiques stratégiques face à un péril brun qui semble grandir inexorablement : Une perspective politique de progrès est-elle accessible dans la prochaine période ? Comment contribuer à la construire ? Autant de questions que beaucoup de nos concitoyens ne se posent pas ou ne se posent plus, tandis que d’autres, nombreux aussi, en sont hantés en permanence.
C’est aussi cette réalité qu’il faudra bien aborder : on ne peut tenir longtemps, dans la situation si contrastée que nous vivons, avec des généralités du genre « les gens pensent ceci », « les gens craignent cela ». Il faut regarder de face et en détail la pluralité idéologique et politique de notre peuple pour tirer le fil de classe et de victoire.
C’est ce à quoi doit servir une université d’été révolutionnaire. Elle servira aussi à mettre en commun des productions communistes importantes élaborées dans la dernière période autour des transports, du logement, du plan climat mais aussi certains travaux parlementaires. Les aspects liés à la vie pratique de notre parti ne seront pas négligés, parce qu’on sait combien ils sont déterminants dans notre rayonnement, notre efficacité, notre utilité. Enfin, fidèle à notre conception de la politique et de la lutte des classes, l’université d’été tâchera de donner toute sa place au monde des arts et de la recherche.
Soyons nombreux à Montpellier, le 22 août dès 13 h, dans ce beau Corum, pour penser, échanger, résister et bâtir.
Guillaume Roubaud-Quashie
Article publié dans CommunisteS, numéro 1047 du 25 juin 2025.