Série - 1936 au jour le jour #26

Publié le 01 juillet 2026

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

29 juin/31 juillet 1936 (26) « No pasaran ! »

Cette semaine, en raison du 40e Congrès (nous en rendrons compte dans les deux prochains numéros) et des vacances, notre article prend une forme inhabituelle ; il évoque toute l’actualité du mois de juillet 1936. Dans le numéro de reprise de CommunisteS (le 19 août), nous parlerons de l’actualité du mois d’août. Puis nous reprendrons notre rythme de chronique hebdomadaire.

Le 14 juillet 1936 est l’occasion d’une énorme manifestation populaire, unitaire, joyeuse. « À Paris nous étions plus d’un million », titre l’Humanité qui parle du « plus puissant 14 juillet depuis 1789 ». Le gouvernement Blum, le Parlement poursuivent leur politique de réformes : Office du blé ; nationalisation des industries d’armement : retraites à 65 ans pour les mineurs ; réforme de la Banque de France. Jusque-là, l’institution était dirigée par un conseil de régence où étaient élus les 200 actionnaires les plus importants, les fameuses « 200 familles ». La nouvelle loi institue un Conseil général avec des représentants de l’État, ceux des « grandes forces organisées du travail et de l’activité industrielle, commerciale, agricole ».

À l’international les appétits allemands sur l’Autriche, sur Dantzig se précisent, mais c’est l’Espagne qui fait la Une (et ne la quittera plus) à partir de la deuxième quinzaine de juillet. Un soulèvement militaire contre la République espagnole intervient le 17 juillet. Le crime était attendu : L’Humanité parle d’une menace de coup de force dès le 11 juillet. Ce pronunciamiento du général Franco marque le début d’une guerre civile atroce qui va durer trois ans. Parti du Maroc, le putsch fasciste va s’étendre (Navarre, Léon, Vieille Castille) mais la résistance républicaine est très forte (Pays basque, Asturies, Catalogne, Madrid). « No pasaran ! » lance Dolores Ibarruri, la pasionaria, dès le 19 juillet. Le gouvernement distribue des armes à la population.

Tout de suite dans la presse, dans l’Humanité, on souligne le soutien apporté par l’Internationale fasciste à Franco. Le 25 juillet, l’Humanité dénonce cette ingérence fasciste, parle de 22 avions fournis par Hitler et Mussolini. Le 26 juillet, le quotidien pointe cet enjeu qui va devenir un problème pour les partis du Front populaire : « Tandis  que les hitlériens français soutiennent les rebelles, le gouvernement français précise qu’il ne s’immisce pas dans les affaires intérieures de l’Espagne. »

Le lendemain, Paul Vaillant-Couturier entame un reportage intitulé « Salut à notre sœur l’Espagne ». Il écrit le 31 : « La guerre civile espagnole est une agression internationale contre la liberté et la paix.»

À Paris un meeting de solidarité (le 30) se tient salle Wagram « pour l’Espagne libre ».
Le 30, toujours, on signale le départ, gare du Nord, des sportifs français sélectionnés pour les Jeux Olympiques qui vont se tenir à Berlin…

Gérard Streiff

Article publié dans CommunisteS, numéro 1093 du 1er juillet 2026

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