Agir pour Cuba, c’est agir pour l’humanité tout entière !

Publié le 25 mars 2026

Du 18 au 21 mars, plus de 650 délégués venus de 33 pays et de 140 organisations politiques, syndicales et associatives différentes ont convergé vers La Havane par voie aérienne et maritime dans le cadre du convoi humanitaire global « Nuestra America » organisé par l’Internationale Progressiste. Avec elles plus de 30 tonnes d’aide humanitaire ont été amenées, dont de la nourriture, du matériel médical et des panneaux photovoltaïques.

Le PCF a participé au convoi avec une délégation composée de Vincent Boulet et moi-même et en envoyant 25 m3 de matériel médical et de médicaments par avion-cargo le 21 mars. Un certain nombre d’activités politiques ont eu lieu autour du convoi, nous permettant d’échanger avec nos partenaires cubains et internationaux sur les suites à donner à cette actualité.

Lors de son discours au palais des conventions, Miguel Díaz-Canel insistait sur ce point : « Tout doit être mis en œuvre pour briser le blocus et la guerre psychologique menée contre Cuba depuis 67ans. » Ce qui se joue aujourd’hui pour l’île c’est le risque imminent d’une intervention armée ou d’une invasion militaire de la part des États-Unis. Car soyons lucides : les négociations en cours, bien que nécessaires, ne présagent en rien le fait que les USA n’interviennent pas militairement à Cuba. Des négociations étaient également à l’œuvre avec l’Iran et le Venezuela avant que l’administration de D. Trump ne décide d’intervenir et de bombarder ces pays, de tuer ou kidnapper les dirigeants.

Mais il serait illusoire de penser que les USA s’arrêteront à Cuba. Le silence des pays occidentaux en la matière est non seulement criminel mais laisse grande ouverte la porte à l’administration étatsunienne pour continuer à imposer sa politique impérialiste à travers le monde. Après Cuba, qui sera le prochain ? Le Brésil, la Chine, l’Espagne, la France ? Qui alors défendra encore le droit international et notre souveraineté, alors que notre gouvernement aura décidé de se taire pour tous les autres crimes commis préalablement ?

Lors de ce convoi s’est tenu également un séminaire stratégique à huis clos pour voir comment on pouvait globalement imposer à nos gouvernements d’agir pour briser le blocus imposé à Cuba et les suites à donner à cette mobilisation.

Nous avons insisté, entre autres, sur la nécessité de développer les liens de coopération territoriale avec Cuba et sur le besoin de prolonger l’action mondiale par des mobilisations les 11 et 12 avril dans nos différents pays :

  • Coopération territoriale, car maintenant que les élections locales sont passées, les communistes doivent agir dans toutes les municipalités où nous sommes présents pour que nos collectivités prennent position sur ce blocus contre Cuba et pour qu’elles participent à la réélectrification par panneaux solaires des infrastructures cubaines, à commencer par les écoles et les hôpitaux. Avec le manque d’électricité, c’est 240 internats qui ont dû fermer leurs portes et près de 400 000 enfants qui sont aujourd’hui en risque de rupture scolaire, alors que le système éducatif cubain est depuis des décennies un modèle pour les Nations unies. Nos villes peuvent et doivent agir !
  • Continuer et amplifier la mobilisation politique : avec nos partenaires nous avons demandé à ce que les journées des 11 et 12 avril prochains soient des moments de mobilisations internationales pour Cuba. En France notre objectif est le suivant : des mobilisations et rassemblements partout, à commencer par les 20 plus grandes villes de France : Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille, Rennes, Reims, Saint-Etienne, Toulon, Le Havre, Grenoble, Dijon, Nîmes, Aix-en-Provence, Saint-Denis. Ces mobilisations nous devons les travailler partout avec la CGT et les organisations de solidarité avec Cuba, tout en permettant qu’elles soient le plus large possible.

À Paris le rassemblement aura lieu le 11 avril à 14 h 30 sur le Champ-de-Mars

Lors de ce convoi, les délégués latino-américains insistaient sur ce point : « L’Amérique latine ne veut pas être de nouveau une colonie des États-Unis. » Nous pourrions élargir le propos : « Les peuples du monde refusent l’impérialisme, nous ne voulons pas être les laquais des faiseurs de haine et de guerre », qui, à l’instar de D. Trump et son administration, sèment le chaos et la misère partout où ils passent.

Le président de Cuba nous réitérait le 20 mars dernier ce message : « Ici il y a un peuple qui préfère mourir debout que de vivre à genoux. » C’est, je crois, le choix également qu’ont fait depuis longtemps les communistes français et des millions de progressistes à travers le monde. Continuons et amplifions ce combat !

Charlotte Balavoine
responsable de la campagne de solidarité avec Cuba pour le PCF

Article publié dans CommunisteS, numéro 1079 du 25 mars 2026.

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