(dernière mise à jour : 16/10/2025)
Le PCF réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la lutte contre le cancer du sein. Le service public est un pilier essentiel de notre société dans cette lutte. Il est impératif de garantir un accès équitable aux soins pour toutes les femmes sur l'ensemble du territoire, indépendamment de leur situation économique. La défense du service public de santé est une condition sine qua non pour assurer des diagnostics précoces, des traitements et un accompagnement adaptés. Nous soutenons également la prise en charge à 100% des soins post-opératoires, proposition dont les parlementaires communistes se sont saisis.
Une femme sur huit sera concernée par le cancer du sein Entre 1990 et 2018, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer du sein chez la femme a presque doublé. Le cancer du sein est celui qui cause le plus grand nombre de décès chez la femme. Dépisté tôt, le taux de survie est de 87 %.
La désertification médicale et le démantèlement du service public de la santé sont des freins dangereux à la recherche, la prévention et la prise en soin des patientes.
Les inégalités territoriales s’ajoutent à des inégalités sociales. Le coût porté par les patientes est lourd. Les frais non remboursés dans le cadre d’une hospitalisation, les frais de transports, les soins supports (baumes, perruques, soutiens-gorges spécifiques, etc.), les séances post-opératoires de kiné font s’envoler la facture et sont inaccessibles aux femmes les plus précaires.
14 % des femmes renoncent à une reconstruction mammaire pour des raisons financières. Pour cette opération, les dépassements d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste sont courants. Les soins supports et post-opératoires ne sont pas des soins « socio-esthétiques ». Au contraire, ces soins relèvent de la première nécessité.
C’est le sens de la loi du 5 février 2025 visant à améliorer la prise en charge des soins et dispositifs spécifiques au traitement du cancer du sein par l’assurance maladie. Une avancée majeure proposée et portée par les communistes, à l’unanimité au Sénat et à l’Assemblée nationale. Pourtant, le décret d’application n’a toujours pas été publié !*
En plein mois de prévention Octobre Rose, comment le comprendre ? Les communistes et leurs parlementaires ont interpellé le gouvernement et sont ainsi pleinement engagés pour aller au bout de cette promesse pour une meilleure prise en compte de la santé des femmes et en perspective du progrès de la santé publique en France.
Chaque conquête pour les droits des femmes est un progrès pour la société tout entière.
Nous dénonçons également le scandale des dépassements d’honoraires. Ce phénomène touche particulièrement les femmes, les personnes âgées et les malades chroniques.
A Paris, 82 % des gynécologues sont en secteur 2, avec des consultations pouvant atteindre 120 euros ou plus.
Dans certains territoires, aucun rendez-vous n’est possible avant plusieurs mois ou à des dizaines de kilomètres. Nous réclamons une égalité d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire et une Sécurité sociale intégrale, qui couvre 100 % des soins nécessaires.
Shirley Wirden, membre du CEN
* Voir la question au gouvernement de Cathy Apourceau-Poly sur la non application des décrets
Signez les pétitions :
- Se reconstruire avec les memes droits, partout et pour toutes
- Stop aux dépassements d'honoraires, oui au 100% Sécu !
Nos parlementaires s'engagent
En mai 2024, Fabien Roussel et Yannick Monnet défendaient devant la commission des affaires sociales, la Proposition de loi visant la prise en charge intégrale par l’assurance maladie des soins liés au traitement du cancer du sein, notamment la reconstruction mammaire, les soins de support et les matériels médicaux.
30 Octobre 2024 : la proposition de loi est également votée (à l'unanimité) au Sénat ! Lire le communiqué de presse du groupe CRCE-K.
Pourtant, en octobre 2025, le décret d’application n’a toujours pas été publié !

La campagne en vidéo
Analyse du Professeur Anthony Goncalves, oncologue à Marseille et propositions relatives au cancer du sein.
Yannick Monnet, co-auteur de la proposition de loi à l'Assemblée nationale revient sur la genèse de la loi
Cécile Cukierman, co-présidente du groupe CRCE-K au Sénat
Cathy Apourceau-Poly, sénatrice communiste du Pas-de-Calais, et rapporteure de la PPL, avant le vote
Cathy Apourceau-Poly, sénatrice communiste du Pas-de-Calais
Céline Brulin, sénatrice communiste de Seine Maritime
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