La Cancel-Culture aboie, mais la Fête du TA passe !

Publié le 01 juillet 2026

Ces derniers temps, l’agglomération grenobloise aura surtout fait parler d’elle par la bruyante campagne de boycott menée par la France insoumise Grenoble contre la DJ Barbara Butch*, à laquelle a brillamment répondu le nouvel adjoint à la Culture, le communiste Alexis Monge, se posant en garant de la liberté artistique et culturelle au nom de la majorité conduite par Laurence Ruffin.

Mais une autre tentative de censure s’y est exprimée. L’opposition LR de St-Egrève a en effet multiplié les procédures au Tribunal administratif, déposant pas moins de deux référés suspensifs coup sur coup, contre la Fête du Travailleur alpin (TA), invoquant le « devoir de neutralité » des collectivités locales…

Fort heureusement, recours « sans fondement » pour les juges, et pour la 97e année consécutive – hors guerre et COVID –, la Fête du Travailleur alpin a pu tenir une nouvelle édition, dans le magnifique parc Marius Camet.

Et quelle édition ! Plus d’une vingtaine de stands d’organisations – des historiques sections du Parti à la CGT, le MJCF, l’AFPS et autres Secours populaire, Génération∙s et l’Après, aux p’tits nouveaux comme la Malap’, restaurant solidaire congolais, ou le groupe local LFI (unitaire) de St-Egrève –, jusqu’à 200 bénévoles, et plusieurs milliers de festivaliers, le succès a été au rendez-vous malgré les températures.

Côté débats, le fil conducteur de la lutte contre l’extrême droite aura permis de discuter « Droit international » avec des représentants de l’ambassade de Cuba, de France-Kurdistan et des journalistes palestiniens, sous la houlette de notre camarade Leila Moussavian-Huppe, dirigeante nationale du PCF. Côté élu∙e∙s, la triplette de jeunes adjoint∙e∙s à la Culture PCF de Grenoble, Echirolles et St-Martin-d’Hères ont pu échanger avec Denis Lanoy, leur homologue nîmois, et un panel d’acteurs locaux. Enfin, Philippe Martinez et Bastien Bonnargent (Secrétaire général du MJCF) auront tous deux animé de belles tables-rondes, de quoi outiller les militant∙e∙s pour les luttes à venir.

Côté plateau artistique, le daron Rim-K, cofondateur du 113, a ambiancé le vendredi, et la chanteuse féministe Mathilde a fait le show le samedi, devant une pelouse pleine à craquer. Un samedi soir où les camarades féminines étaient à l’honneur, montant sur scène à la traditionnelle intervention d’inter-plateaux pour réaffirmer que sans les femmes, pas de Fête du Travailleur alpin. Standing ovation oblige!

Bref, n’en déplaise aux censeurs, la Fête du TA vit, la Fête du TA vivra !

Jérémie Giono
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* Artiste LGBTQIA+ qui a officiée lors de la cérémonie d’ouverture des JO Paris 2024. Elle est depuis la cible d’un cyberharcèlement antisémite venant de l’extrême droite, qui l’ont conduite à signer une tribune initiée par des partisans de la loi Yadan. L’artiste a depuis reconnu avoir signé pour « dénoncer l’antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance (...). Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis pas juriste ou politologue. »

Article publié dans CommunisteS, numéro 1093 du 1er juillet 2026

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