À La Bâtie-Neuve, une journée entre débats, stands et concerts
Samedi 27 juin, la salle 750 accueillait la première Fête de La Marseillaise 05 dans les Hautes-Alpes : une journée complète mêlant table ronde avec des journalistes, stands associatifs, restauration et cinq groupes de musique pour clore la soirée.
La matinée, le débat. Dès l’ouverture le ton était donné. Une table ronde réunissait des représentants du Dauphiné libéré, de Ram05, de BFMDICI, et Léo Purguette, directeur de La Marseillaise, pour débattre du pluralisme médiatique dans les territoires. Un échange dense sur la survie de la presse locale, les déserts médiatiques et le rôle de l’information de proximité.
Sophie Delfino, secrétaire départementale du PCF 05, a prononcé un discours d’ouverture avant le service du midi : « Une fête qui crée de l’intelligence collective ».
En parallèle des débats, plusieurs associations tenaient des stands : Terres de lien, France Solidarités Palestine, Solidarité Madagascar, les Amis de l’Humanité, les amis de La Marseillaise, LSR, ou encore la coopérative Scop-Ti.
Pour se restaurer, le food truck Crispy Jo assurait la restauration, régalant petits et grands entre deux discussions. Un espace de convivialité ouvert à tous, qui donnait à la journée son caractère de vraie fête populaire.
L’après-midi et la soirée appartenaient à la musique. Cinq groupes aux univers contrastés se sont succédé sur la scène de la salle 750.
Les Fralibos : Formés par d’anciens ouvriers de l’usine Fralib, les Fralibos ont ouvert l’après-midi avec une musique portée par l’expérience collective de la lutte. Un set chargé d’histoire.
Red Shift Rock aux influences punk, le groupe local a chauffé la salle, avec une énergie brute et communicative.
Spit on that thing : Néo-métal montagnard au son tranchant, Spit on that thing a fait monter l’intensité.
De Mist : Rock haut-alpin aux sonorités atmosphériques, De Mist a apporté une couleur plus aérienne à la soirée, ancrée dans les paysages du territoire.
Airain : Groupe de métal Embrunais, Airain a conclu la soirée en apothéose. Un final puissant pour une journée qui aura su, de la matinée aux derniers décibels, tenir ensemble débat et fête.
Fatigués mais heureux, les organisateurs pensaient déjà à l’année prochaine.
Alois Eymard
Article publié dans CommunisteS, numéro 1093 du 1er juillet 2026