Colombie : défendre la démocratie face au risque de rupture institutionnelle

Publié le 06 février 2024

Le PCF observe avec préoccupation le risque de rupture institutionnelle en Colombie, où les persécutions à l'encontre du président Gustavo Petro, de son gouvernement et des organisations populaires atteignent un niveau alarmant.

Alors que son mandat se termine dans quelques jours, le chef du ministère public Francisco Barbosa, dont la proximité avec l'extrême droite est de notoriété publique, multiplie les procédures visant le gouvernement de Gustavo Petro et ses soutiens. C'est ainsi que, le 22 janvier, il a ordonné la perquisition de la fédération colombienne des travailleurs de l'éducation (FECODE), pour son soutien au parti Colombia Humana.

En parallèle, la Procureure générale Margarita Cabello Blanco, elle aussi proche de l'uribisme, a suspendu pour trois mois le ministre des Affaires étrangères, Álvaro Leyva. Une décision inédite, contre l'un des principaux membres du gouvernement.

Loin de rechercher la justice, ces actions s'inscrivent dans une pratique désormais malheureusement trop répandue en Amérique latine : la manipulation du système judiciaire pour déstabiliser les gouvernements progressistes et empêcher toute politique de justice sociale remettant en cause les privilèges mal acquis des classes dominantes.

Alors que la Colombie s'est dotée pour la première fois de son histoire d'un président et d'un gouvernement de gauche, c'est bien le programme qui vise à la construire une paix juste, à développer l'accès à la santé et à l'éducation, à augmenter les salaires et les retraites, à défendre les intérêts des travailleurs qui est aujourd'hui la cible des secteurs réactionnaires.

Le PCF demande le respect de la démocratie et de l'ordre constitutionnel en Colombie et apporte son soutien au gouvernement mené par Gustavo Petro et aux mobilisations organisées le 8 février pour défendre la démocratie, à l'appel de la Coordination nationale pour le changement.

Parti communiste français
Paris, 5 février 2024