Comores : stop à la répression des manifestations populaires pour la démocratie

Publié le 01 février 2024

Le Parti communiste français exprime sa vive préoccupation face à la situation actuelle de violences et de répression aux Comores, suite au scrutin du 14 janvier lors duquel les citoyens comoriens étaient appelés à élire le président de l'Union et les gouverneurs des îles de Ngazidja, Anjouan et Mohéli.

Un scrutin marqué par des atteintes répétées aux droits de l'opposition et des dénonciations nombreuses et documentées d'irrégularités flagrantes, qui entachent gravement sa crédibilité.

Dans ce contexte, l'annonce par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la victoire du président sortant, Azali Assoumani, avec plus de 62 % des voix, interrogent quant à leur sincérité. Des chiffres qui ne peuvent masquer la profonde défiance des Comoriens vis-à-vis du processus électoral, seuls 16 % des électeurs s'étant rendus aux urnes.

L'annonce des résultats a provoqué une vague de manifestations dans tout le pays, notamment dans la capitale Moroni. Face à la colère populaire, les autorités ont répondu par la violence et la répression, causant la mort d'au moins une personne, en dépit des appels à la retenue et au respect de la liberté de manifestation pacifique du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme.

Le PCF apporte son soutien au mouvement comorien pour la démocratie et appelle à la fin de la répression. La volonté populaire doit pouvoir d'exprimer librement à travers des élections libres et représentatives.
La France

Nous appelons la France à cesser son soutien à Azali Assoumani et aux politiques qui maintiennent la grande majorité du peuple comorien dans la pauvreté et violent ses droits élémentaires.

Parti communiste français
Paris, le 22 janvier 2024

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