Conférence internationale pour la Paix : ouverture par Vincent Boulet

Publié le 14 mai 2024

Messieurs les Ambassadeurs et les représentants d’ambassades,

Chers camarades représentants de forces communistes et progressistes,

Chers camarades, chers amis,

Il me revient d’ouvrir la conférence internationale « la paix, notre bien commun » organisée par le PCF.

Il est particulièrement significatif pour les communistes de l’avoir organisée aujourd’hui.

Parce que l’exigence de Jean Jaurès, pour qui la « paix est le plus grand des combats » prend tout son sens aujourd’hui.

Il est particulièrement important pour les communistes d’avoir pris cette initiative. Parce qu’une politique de paix, parce que le sens que les communistes donnent à la paix, qui n’est pas simplement une absence de guerre mais qui s’inscrit dans un projet d’émancipation globale politique, social, démocratique, écologique, féministe, est au cœur du combat communiste depuis plus d’un siècle, et a même été à l’origine de la création de notre parti. Parce qu’également il n’est pas anodin de réunir ici des représentants de quatre ambassades et de douze organisations communistes, progressistes et pacifistes, et des acteurs de la paix venus au total de vingt pays différents. Ce sont autant de forces qui se réunissent avec nous pour parler de politique de paix et pour porter l’exigence d’un autre ordre du monde. Communistes français, cela nous aide à porter l’exigence d’un renforcement de la solidarité internationale pour l’émancipation des peuples, mais aussi l’exigence d’une autre politique pour la France. Notre pays doit retrouver une voix forte, républicaine et universaliste, pour faire entendre le choix de la paix et de la justice. Et nous portons ces exigences au nom d’un parti, le PCF, qui a contribué si puissamment à l'histoire du pays et qui porte l’exigence que la gauche renoue avec ses combats contre le colonialisme, les politiques impériales, et pour la coopération entre les peuples.

Je le dis avec gravité, tant la situation internationale est marquée par l’exacerbation des concurrences capitalistes, et des politiques de force et impérialistes. Vingt-deux conflits sont actuellement répertoriés sur la planète.

On pense bien évidemment au conflit à Gaza, aux massacres de masses dont est victime le peuple palestinien. Plus de 34 000 morts depuis octobre 2023, dont 70% de femmes et d’enfants, avec un responsable : le gouvernement suprémaciste d’extrême droite de Netanyahou. Les crimes terroristes du Hamas du 7 octobre ne justifient en rien la catastrophe à laquelle fait face aujourd’hui le peuple palestinien.

On pense également à la guerre en Ukraine déclenchée par le régime autoritaire et chauvin de Vladimir Poutine qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts, dans le contexte d’une guerre non résolue dans le Donbass et de l’expansion continue de l’OTAN. Deux ans après l’invasion russe, aucune solution n’est en vue à court terme. La seule sortie possible est politique et diplomatique.

N’oublions pas le conflit dans le Haut-Karabagh, où le régime azerbaïdjanais d’Aliev s’est livré à une opération d’épuration ethnique à l’encontre du peuple arménien à nouveau menacé dans son existence.

Ces trois conflits ne sont pas seulement des conflits locaux. Ils ont une implication régionale et internationale.

Nous pensons également aux guerres moins médiatisées, dans le Sahel, en République démocratique du Congo, au Soudan, au Yémen, où les populations sont victimes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans l’indifférence générale.

Nous pouvons également évoquer la montée des tensions dans la zone indo-pacifique, et la dislocation de la zone sahélienne du fait de l’impasse de la politique néo-coloniale française et des appétits que cela suscite.

L’ordre international néolibéral que l’impérialisme américain a cherché à construire après la fin de la guerre froide craque de partout. Le néoconservatisme américain habillé sous couvert de l’ingérence humanitaire ne peut plus redessiner la carte du monde, ni celle de la prédation des ressources comme il le veut. Contrairement à ce que prétendait la propagande libérale en 1990, il n’y a jamais eu de fin de l’histoire. Le capitalisme mondialisé et financiarisé n’a jamais apporté la paix depuis 1990. Le capitalisme en général n’a jamais apporté la paix. C’est logique quand on connaît ses bases matérielles et sa dynamique qui, comme le disait Jaurès « porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

Un nouvel ordre du monde se cherche donc aujourd’hui.

Nous nous trouvons dans une séquence historique de recomposition armée des rapports de forces entre puissances grandes et moyennes et de redéfinition des aires d’influence, marquée par une montée des nationalismes agressifs et un aiguisement des concurrences capitalistes. Pour les classes dirigeantes, pour les bourgeoisies, la guerre signifie asservissement, pillages, économie de guerre, pour masquer les fragilités insignes des États engagés dans les conflits. L’effondrement de l’architecture internationale de sécurité se traduit par le choix des États de privilégier leur politique de puissance propre contre l’ONU et contre les arbitrages internationaux. Les logiques impérialistes piétinent la charte de l’ONU et s’attaquent au principe de l’égalité des États pour privilégier les logiques de force et les logiques d’affrontement sans fin de rapports de domination. Les accords de maîtrise de l’armement tombent les uns après les autres, depuis que les USA ont annoncé se retirer unilatéralement de l’accord ABM en 2002, qui fut l’acte initial décisif du démantèlement de la régulation sécuritaire internationale. Le TNP ne tient plus que sur le papier. Le TIAN, théoriquement en vigueur depuis 2021, n’a été ratifié par aucune puissance nucléaire, à commencer par la France.

Par ailleurs, la montée du nationalisme ethniciste, de l’extrême droite, voulant détruire toute perspective d’émancipation et de paix et toute idée de progrès commun à l’ensemble de l’humanité, jette de l’huile sur le feu. On le voit de Moscou à Tel Aviv. On le voit aussi en Argentine, on peut le revoir à Washington avec la perspective des prochaines élections présidentielles américaines. On le voit également avec la montée des fondamentalismes religieux, islamistes par exemple, auquel il faut ajouter la montée du racisme et de l’antisémitisme. Tous ces mouvements se sont fixés pour objectif d’annihiler toute idée de progrès social, toute idée de progrès humain, toute idée de développement solidaire entre peuples et nations souveraines. Et cela pour mieux assurer la domination des classes dirigeantes qui cherchent une issue autoritaire à la crise pour reconsolider la domination du capital.

Enfin, la paix est indissociable d’une politique écologique et d’une politique pour l’égalité sociale. Les objectifs de développement durable de l’ONU ont mis en valeur l’ambition de sécurité humaine commune.

Aujourd’hui, nous sommes à mi-parcours de leur calendrier. Mais, si aucun changement de logique n’est apporté contre les politiques libérales et les politiques de force, on voit bien qu’ils ne pourront pas être respectés. Or, il y a urgence. D’ici 2050, cinq milliards de personnes n’auront plus d’accès suffisant à l’eau. On voit bien quelles conséquences désastreuses cela peut avoir sur l’humanité.

La politique de paix, de sécurité collective, de souveraineté des peuples et de coopérations solidaires doit également s’étendre aussi aux technologies de l’information, à l’intelligence artificielle, à l’espace, car ce sont des nouveaux champs d’affrontement.

On voit également des recherches d’alternatives à l’hégémonie américaine contestée. La volonté portée par les Brics d’une autre organisation du système monétaire international, dont témoigne la Nouvelle banque de développement présidée aujourd’hui par Dilma Rousseff, est un défi lancé au FMI et à la Banque mondiale. Ces grands mouvements de recomposition du monde sont lourds de danger mais aussi pleines de recherche de perspectives nouvelles.

De tels engrenages peuvent amener l’humanité à la guerre. Les dernières déclarations d’Emmanuel Macron sur le possible envoi de troupes françaises en Ukraine, encore aggravées lors de son discours jeudi 25 avril à la Sorbonne où il s’est déclaré favorable d’un bouclier anti-missiles et où il a entr’ouvert la possibilité d’une européanisation de la force nucléaire française sont révélatrices de cette nouvelle course à la guerre. Elles sont également la conséquence désastreuse et dangereuse d’une politique de bloc menée par une UE de plus en plus soumise à l’hégémonie de l’OTAN, bras armé des États-Unis.

L’ambition de cette conférence est de mettre en commun nos réflexions et nos propositions pour casser l’engrenage de la guerre, pour mettre en lumière les causes des conflits et esquisser les alternatives possibles, pour une politique de paix et pour un nouvel ordre du monde, débarrassés des blocs et des hégémonies.

Il s’agit donc de prendre le contre-pied de l’air ambiant et nauséabond. Mettons-nous tous ensemble, toutes les forces progressistes, toutes les forces d’émancipation, autour d’une table. Échangeons sur nos analyses, échangeons sur nos situations respectives, proposons des solutions, des voies alternatives, mettons en commun nos réflexions, nos exigences et nos pistes d’actions. C’est aussi cela la solidarité internationale, qui ne doit pas être que des discours mais des actes concrets.

J’ouvre cette conférence également avec reconnaissance. Je salue l’ensemble des intervenants qui ont répondu présents à l’invitation du PCF et de Fabien Roussel. Le PCF et Fabien Roussel, qui prendra la parole en fin de journée, vous remercie toutes et tous chaleureusement.

Nous salons la présence de M. l’Ambassadeur de Cuba, M. Otto Vaillant Frias. Cela est très important pour nous tant est cruciale la lutte contre le blocus criminel commercial, économique et financier imposé par les États-Unis contre Cuba et son peuple et tant les Européens et les Français ont à souffrir des lois d’extraterritorialité américaines. Le PCF est en train de déployer une campagne de solidarité avec Cuba, lancée lors de la fête de l’Humanité en 2023, faisant suite au voyage de Fabien Roussel à Cuba en décembre 2022. Nous exigeons la sortie de Cuba de la liste des États finançant le terrorisme où le gouvernement de Trump l’a mise unilatéralement.

Nous saluons la présence de M. l’Ambassadeur du Vietnam, M. Dinh Toan Thang, qui sera parmi nous à la mi-journée et dont les contraintes d’agenda ont fait que nous lui donnerons la parole hors des tables rondes. L’importance de la solidarité historique entre les communistes français et les communistes vietnamiens résonnent particulièrement cette année alors que nous commémorons les 70 ans de la bataille de Dien Bien Phu, acte décisif de la lutte d’indépendance du peuple vietnamien.

Nous saluons la présence du représentant de Mme l’Ambassadrice de Palestine, M. Yassar Ayoub, qui revêt bien entendu une dimension et une importance singulières alors que les massacres de masse se poursuivent à Gaza. L’engagement historique du PCF pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien, systématiquement bafoués dans l’histoire, et pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, pour la reconnaissance par la France de l’État de Palestine, pour la libération des prisonniers politiques, au premier desquels figure Marwan Barghouti, demeure chevillé au cœur de notre investissement militant.

Nous saluons la présence de M. le conseiller politique de l’Ambassade de Chine, qui sera avec nous pour la troisième table ronde, alors que la Chine joue un rôle important dans les initiatives de paix qui sont actuellement discutées pour essayer de mettre fin à la guerre en Ukraine. Le PCF mène avec le PCC un dialogue approfondi, exigeant et franc. De la même manière que la France tient le même type de dialogue avec la République Populaire de Chine, en cette année qui marque le 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Nous remercions également la présence de forces communistes et progressistes d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe. Certains ont fait spécialement un voyage transcontinental pour venir aujourd’hui. C’est le cas du PC japonais, représenté par son vice-président et responsable des relations internationales Yasuo Ogata. Le PC japonais joue un rôle majeur au Japon, en opposition aux politiques néoconservatrices et militaristes du gouvernement et porte les exigences de paix dans la région. L’année dernière, à l’occasion des commémorations des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, seize maires du réseau français des Maires pour la Paix, présidé par Philippe Rio, maire de Grigny, ont signé une tribune conjointe réitérant leur volonté d’agir pour protéger leur population face aux risques posés par les armes nucléaires.

A également effectué un voyage intercontinentale, la représentante du Parti des Peuples d’Afrique-Côte d’Ivoire, porte-parole du président Laurent Gbagbo, Habiba Touré. Le PPA-CI est engagé dans une bataille majeure contre la manipulation des listes électorales qui empêche notamment L. Gbagbo de s’y inscrire. Il mène également une bataille, avec laquelle le PCF est historiquement solidaire, contre les dominations néocoloniales, en particulier françaises, sur la Côte d’Ivoire et pour le respect des souverainetés des peuples africains, clés pour de nouvelles coopérations solidaires.

Nous avons choisi d’organiser la journée par grandes thématiques transverses, à l’intérieur desquelles nos intervenants exposeront leur point de vue à partir des luttes qui sont les leurs dans leur pays et dans leur région.

La première table ronde sera consacrée à l’importance des luttes des peuples pour leur souveraineté et pour leur autodétermination contre les politiques de puissance, de domination, contre les politiques impérialistes et coloniales. Nous pourrons y entendre aussi nos camarades qui mènent ces batailles au risque de leur vie et de leur liberté.

C’est le cas du parti Toudeh d’Iran, alors que le régime islamique et despotique au pouvoir à Teheran redouble de répression contre l’aspiration des peuples d’Iran à la liberté, à l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, à la justice sociale et à la souveraineté populaire (on le voit avec la condamnation à mort du rappeur Toomaj Salehi), et alors même qu’un boycott massif des pseudo-élections du 1er mars a manifesté cette volonté de résistance qui émane du monde du travail, les enseignants, les retraités, les familles des prisonniers politiques, les organisations progressistes et démocratiques. Cela montre que le régime dictatorial d’Iran peut être remis en cause !

Nous pourrons également y entendre notre camarade du Dem-Parti qui lutte, avec les autres forces démocratiques et progressistes de Turquie contre le pouvoir autocratique d’Erdogan, et qui lutte pour la réalisation des droits légitimes culturels et politiques du peuple kurde. On a vu lors des élections locales du 31 mars dernier, où le PCF a envoyé une délégation. Les tentatives de manipulation du scrutin par le régime n’ont pas empêché les peuples de Turquie d’asséner une claque à Erdogan. Nous continuons notre combat pour la libération des prisonniers politiques en Turquie, pour la libération d’Abdullah Ocalan, pour la décriminalisation du mouvement kurde ; et aussi pour la justice et la vérité sur les assassinats, sur les attentats terroristes commis à Paris contre six militantes et militants kurdes en 2013 et 2022.

La seconde table ronde sera consacrée aux solutions pour une paix juste et durable que nous pouvons porter sur les conflits en cours et les zones de tension militarisée. C’est évidemment le cas en Palestine. Le PCF a dans son ADN son engagement sans faille pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien et pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Cet engagement s’est manifesté lors d’un déplacement de Fabien Roussel en Israël et en Palestine occupée, faisant du PCF la seule force politique française et européenne à avoir effectué un tel voyage de solidarité depuis le 7 octobre. Nous y entendrons notre camarade membre du CC du PC israélien, engagé pour la paix, et qui est en bute à la répression du gouvernement d’extrême droite de Netanyahou. Vendredi dernier encore, la police du ministre raciste Ben Gvir a lancé un raid contre le siège du parti à Nazareth.

C’est aussi le cas pour l’Ukraine. Nous entendrons une vidéo exceptionnelle d’un pacifiste russe, classé « agent de l’étranger » par le régime de Poutine, qui partagera son exigence de paix et, vous l’entendrez, interpellera la France sur le rôle qu’elle pourrait jouer dans cette perspective.

Nous y entendrons également Somos 4T France, organisation de solidarité avec le Mexique alors que l'élection présidentielle au Mexique en juin sera particulièrement importante pour un Mexique progressiste, et avec Morena et le président Lopez Obrador. C’est bien l’avenir de la « 4e transformation du pays » (4T) et d’une politique qui a permis de sortir cinq millions de personnes de la pauvreté et de réduire sa dépendance envers les États-Unis qui est en jeu.

La troisième table ronde sera consacrée à la lutte contre les dominations économiques et monétaires, à la lutte contre l’hégémonie du dollar et aux solutions alternatives pour de nouvelles coopérations internationales. L’économiste et chercheur en sciences sociales Martial Ze Belongo est l’auteur d’un ouvrage au titre significatif « sortir l’Afrique de la servitude monétaire ». Il évoquera la question du franc CFA et des alternatives pour que les peuples africains recouvrent leur souveraineté économique et monétaire. Nous aurons aussi Ernesto Ribeiro, représentant en France du PT du Brésil alors que le Brésil de Lula joue un rôle important pour la paix et un nouveau modèle de coopération, au sein des BRICS et dans les institutions internationales. On se souvient de la charge de Lula lors du sommet sur la finance mondiale qui s’est tenu à Paris en juin dernier contre le FMI et la Banque Mondiale et son appel à une réforme des institutions internationales et de l’ONU.

Enfin, la quatrième table ronde sera particulièrement consacrée aux questions de sécurité collective en Europe alors que l’UE se trouve de plus en plus sous l’hégémonie de l’OTAN, bras armé des États-Unis. Je salue la présence de Joao Pimenta Lopes, député européen du PCP. Les commémorations récentes du 50e anniversaire de la révolution des Œillets où le PCF a envoyé une délégation à Lisbonne ont été l’occasion de réaffirmer l’importance de faire vivre les valeurs d’avril, aujourd’hui menacés par l’extrême droite et les politiques libérales et atlantistes. L’importance des relations entre le PCF et le PCP plonge dans l’histoire de la lutte contre le fascisme et de la solidarité dans l’accueil des exilés portugais en France auquel les municipalités communistes ont tant contribué.

Je salue également la présence de Jon Rodriguez Forrest, responsable aux questions internationales de la Gauche Unie d’Espagne, alors qu’ une importante assemblée fédérale d’IU est en cours de préparation. Vous savez à quel point la bataille menée par nos camarades du PCE et de la Gauche Unie dans le gouvernement espagnol et pour reconstruire la gauche en Espagne est difficile. C’est l’occasion pour moi de rappeler la solidarité du PCF dans les batailles que vous menez pour la récupération des droits démocratiques et sociaux en Espagne, pour la mémoire démocratique, alors que la droite néo-franquiste relève la tête. C’était d’ailleurs très significatif que le dernier forum européen des forces de gauche, progressistes et écologistes se soit tenu en Espagne, en novembre dernier. Le PCE, IU comme le PCF y ont pris une part importante.

Également la présence du représentant du PT belge, Mehdi Salhi, en plein essor électoral et qui ouvre de nouvelles perspectives pour la Belgique alors que se profile des élections extrêmement importantes pour l’avenir du pays, pas seulement européennes mais aussi législatives.

Enfin, nous aurons par vidéo les salutations de Declan Kearney, chairperson du Sinn Féin, force européenne également en plein essor, alors que se dessinent des perspectives nouvelles et historiques pour le peuple irlandais. L’accession du pouvoir du Sinn Féin en Irlande du Nord, en dépit du blocage des unionistes et du gouvernement conservateur britannique, est un évènement de première importance. Le PCF reste pleinement engagé dans la lutte du peuple irlandais pour l’unité irlandaise.

Vous voyez à quel point est grande la qualité de nos invités qui ont répondu présent à notre invitation. Cela annonce donc des discussions de haute tenue qui seront, j’en suis sûr, à la hauteur des exigences portées par la gravité de la situation, pour dessiner des pistes pour une politique de paix pour les peuples du monde et donc, car c’est indissociable, pour l’émancipation des peuples des tutelles impérialistes, guerrières, capitalistes, fascistes et réactionnaires !

Oui, osons la paix. « Osez, comme disait Saint-Just, osez ! ce mot renferme toute la politique de notre révolution ».

Je tiens à remercier pour conclure toutes celles et ceux qui ont permis la tenue de cette conférence, permanents du CN, et les traducteurs.

Je vous remercie

Vincent Boulet