Le peuple islandais a refusé à 52,8 % la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne.
Ce message fort signifie que la construction capitaliste et atlantiste de l’UE ne répond à aucun des enjeux soulevés par le peuple islandais : coût de la vie, pêche, agriculture, monnaie, sécurité régionale. Même l’idée d’une éventuelle protection face aux ambitions trumpistes n’a pas convaincu alors que l’UE n’a cessé de capituler face à Washington et a renforcé sa position de vassalité.
Ce « non » islandais a une portée européenne. C’est la crédibilité du projet libéral européen qui est contestée. Les classes dirigeantes européennes qui ont piétiné les « non » français et néerlandais de 2005 essuient ainsi un nouveau camouflet.
Il démontre l’impasse et reflète l’ampleur de la crise de la construction libérale européenne, soumise à des forces centrifuges majeures. C’est l’ensemble de la construction européenne telle qu’elle s’est mise en place depuis ses origines qui est en crise. La fuite en avant fédéraliste et militariste souhaitée par une partie des classes dirigeantes européennes accentue cette crise.
Le PCF exige la remise en cause des traités européens et défend la construction d'une Europe où les peuples et les nations européennes associés décident souverainement des modalités et des domaines de leurs coopérations. Ce « non » islandais ne doit pas être remisé aux oubliettes comme les classes dirigeantes l’ont fait en 2005. Il doit être l’occasion d’ouvrir un vaste débat national sur la nature de la construction européenne répondant aux intérêts du peuple français et des peuples européens.
Parti communiste français, 31 août 2026