Le Parti communiste français exprime son horreur face au massacre commis dans la commune de Kenscoff (Haïti) dans la nuit du 23 au 24 août. Au moins 47 personnes ont été assassinées et des dizaines d’autres blessées et prises en otage lors de l’attaque barbare menée par un gang armé.
Ce massacre met en cause la gestion de la crise sécuritaire par le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, ainsi que l’action des forces étrangères présentes en Haïti, dont les dispositifs n’ont pas permis d’empêcher la poursuite des tueries ni d’assurer une protection suffisante des populations. Une situation dont les catégories de population les plus vulnérables – paysans, ouvriers, commerçantes, femmes, enfants, jeunes sans avenir et personnes déplacées – continuent de payer le prix fort.
Ces populations ont un besoin urgent d’aide immédiate, et leur situation impose de réorienter les priorités sécuritaires vers la protection des civils, ainsi que d’ouvrir un débat national sur les politiques actuelles. Or, le contexte actuel ne réunit pas les garanties nécessaires à la tenue d’élections libres, transparentes et sécurisées. En effet, un scrutin organisé dans les conditions actuelles laisse craindre des violences électorales comparables à celles de 1987.
Le PCF apporte toute sa solidarité aux familles des victimes et à l’ensemble du peuple haïtien, qui doit pouvoir retrouver un pays juste, sûr et souverain.
Une marche blanche en souvenir des victimes du massacre se tiendra le samedi 5 septembre à 14 h, au départ de la place de la République, à Paris.
Parti communiste français, 29 août 2026