En quelques jours, les forces du gouvernement d'origine islamiste au pouvoir à Damas ont avancé d’une manière importante dans le nord-est du pays. Avec la protection des Etats-Unis, la vallée de l’Euphrate a été reprise et franchie.
De nouveau, le régime dominé par les anciens miliciens d’Al-Qaïda menacent les peuples de Syrie. Après les chrétiens et les Alaouites, ce sont les Kurdes qui, après avoir largement contribué à l’élimination de Daesh du pays, sont visés. Bien que la situation soit encore très instable, l'existence de l’Administration autonome démocratique du Nord et de l’Est de la Syrie est en train de se voir réduite à des confettis autour de Kobané et de la région de la région d’Hasakah. La situation est encore très instable.
Cette offensive visant à l’anéantissement de l’administration autonome du Rojava a été conduite avec le soutien des États-Unis et de la Turquie. Ce qui fait peser les plus grands risques sur la population kurde et les peuples du Nord et de l’Est de la Syrie, menacés dans leur existence.
La région est donc de nouveau plongée dans un cycle de violences provoqué par les intérêts des puissances qui ont promu et soutiennent le régime d’Ahmed al-Charaa. Les populations y font face à une catastrophe humanitaire majeure et à des déplacements forcés en masse, à l’exemple de la région d’Alep. La prison d’Al-Shaddadi et le camp d’Al-Hol ne sont plus contrôlés et des éléments terroristes de Daesh s’en sont échappés. Le risque sécuritaire dépasse donc les frontières de la Syrie et atteint les pays voisins tel l’Irak.
Le PCF réaffirme son soutien au combat du peuple kurde droits nationaux et culturels de nouveau piétinés par les puissances régionales et internationales. Les réalisations sociales et démocratiques du Rojava ont créé dans la région un pôle de stabilité capable de résister à l’islamisme totalitaire, ce que le régime de Damas cherche à détruire.
Il est solidaire des forces démocratiques qui, au Rojava comme dans l’ensemble de la Syrie, rejettent l’autoritarisme, l’obscurantisme et les ingérences étrangères. C’est leur action en faveur du progrès social et démocratique commun à l'ensemble du pays, que les démocrates et les progressistes doivent défendre aujourd’hui. L’enjeu n’est autre que l’existence d’une Syrie pleinement souveraine et démocratique pour l’ensemble des peuples de son territoire. Après s’être débarrassé de la dictature de Bachar Al-Assad, les Syriens ne doivent pas tomber sous la coupe d’une autre tyrannie.
Le PCF s’élève pour cette raison contre l’alignement servile et honteux du gouvernement français sur la politique de Washington et son soutien au régime d'origine islamiste de Damas. Il appelle le président de la République et le gouvernement à condamner sans réserve l’offensive meurtrière de ce dernier contre la population kurde.
Membre du Conseil de sécurité, la France a le devoir de saisir les États membres des Nations unies afin que des sanctions soient de nouveau appliquées au régime de Damas tant qu’il s’attaquera aux populations de Syrie qui luttent pour leur liberté. C’est ainsi qu’elle agira efficacement pour la paix, la sécurité collective et le droit des peuples.
Le PCF condamne avec la plus grande fermeté l’agression au couteau perpétrée à Anvers lors d’une manifestation de la communauté kurde. Quelques jours après les marches pour la vérité et la justice sur les assassinats en France, ce nouvel acte terroriste révèle une fois de plus l'existence de réseaux violents opérant contre les Kurdes en Europe. Le PCF exprime sa solidarité totale avec les victimes et la communauté kurde de Belgique et d’Europe, et exige que toute la lumière soit faite sur cette agression, que ses auteurs et commanditaires soient identifiés et sanctionnés, et que la protection des militants et organisations kurdes soient enfin garanties par les autorités européennes.
Paris, le 23 janvier 2026
Parti communiste français.