Solidarité avec l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) face à la répression politique et syndicale en Tunisie

Publié le 28 août 2025

Le jeudi 7 août dernier, le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a été violemment attaqué par des groupes organisés, hostiles aux organisations démocratiques et au droit syndical.  Ces faits, d’une extrême gravité, rappellent tragiquement les agressions de décembre 2012, lorsque des milices liées au pouvoir et aux conservateurs islamistes s’en étaient pris aux locaux de l’organisation syndicale.

L'événement survient dans le contexte d’une répression politique accrue, d’une criminalisation des mouvements sociaux et d’une suspension unilatérale du dialogue social dénoncés par le mouvement syndical et les organisations démocratiques du pays et alimentés par le gouvernement, à coups de discours incendiaires visant à nourrir un climat de haine antisyndicale.

Les attaques préméditées contre le mouvement syndical sont le symptôme d’un autoritarisme croissant, d’un pouvoir qui criminalise la contestation et préfère la violence au dialogue. Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté toute tentative d’atteinte préméditée contre les droits syndicaux et démocratiques et les stratégies de confrontation, visant à briser le dialogue social pour mieux réprimer.

Le Parti communiste français exprime sa pleine solidarité à l'UGTT et à ses militants, exigeant, à leurs côtés, l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante pour que soient assurés la sécurité des biens et des militants des organisations démocratiques, la protection des libertés syndicales et démocratiques et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et détenus d’opinion.