Quand le patronat attaque les syndicats : stop à la répression, stop à la criminalisation des luttes !

Publié le 04 février 2026

À l’occasion du grand meeting pour les libertés syndicales organisé ce soir par la CGT, le Parti communiste français affirme son soutien total à la CGT et à l’ensemble du mouvement syndical, aujourd’hui en première ligne face à une offensive d’ampleur contre les droits et libertés syndicales.

La réalité est connue : la répression syndicale explose depuis les lois travail. Et depuis 2023, plusieurs dirigeant·es confédéral·es de la CGT ont été visé·es par des procédures judiciaires, tandis que des centaines de militant·es syndicaux·ales sont inquiété·es, poursuivi·es ou sanctionné·es pour avoir exercé leurs mandats et défendu les salarié·es.

Cette offensive a franchi un nouveau seuil avec la mise en examen de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, pour des propos dénonçant le chantage patronal. Mettre en cause pénalement une dirigeante syndicale pour avoir décrit une réalité sociale, c’est attaquer tous les travailleurs et travailleuses !

Le pouvoir macroniste porte une lourde responsabilité dans cette dérive autoritaire : en criminalisant les luttes sociales et en laissant prospérer la répression syndicale, il protège les intérêts du capital au détriment des droits et libertés.

Le PCF dénonce une instrumentalisation de la justice au service des intérêts patronaux, visant à intimider, isoler et affaiblir les organisations syndicales. Cette stratégie est claire : faire taire celles et ceux qui résistent aux politiques antisociales et à l’exploitation.

Nous l’affirmons avec force : s’attaquer aux syndicats, c’est s’attaquer à la démocratie. Le droit de s’organiser, de manifester, de s’exprimer et de lutter n’est pas négociable.

S'attaquer aux syndicats, ainsi qu'aux associations, c'est aussi affaiblir l'État de droit à l'heure où l'extrême droite et la droite extrême sont à l'offensive contre la République.

Le Parti communiste français appelle à une riposte unitaire, massive et offensive pour :

  • l’abandon immédiat des poursuites visant les militant·es et responsables syndicaux·ales ;
  • la fin de la criminalisation des luttes sociales ;
  • la garantie pleine et entière des libertés syndicales dans le pays.

Quand on réprime les syndicats, on protège les profits.

Quand on défend les syndicats, on défend la classe travailleuse.

Le PCF sera de tous les combats pour que le mouvement social ne soit ni intimidé, ni muselé !

Paris, le 4 février 2026

Parti communiste français.