Le monde du travail se lève au Portugal : solidarité internationale !

Publié le 11 décembre 2025

Le Parti communiste français apporte son plein et entier soutien au mouvement de grève générale qui touche le Portugal ce jeudi 11 décembre 2025, contre la réforme du Code du travail imposée par le gouvernement de droite de Luís Montenegro.

Cette réforme, qui allongerait les contrats temporaires, faciliterait les licenciements, renforcerait la sous-traitance après des plans sociaux et limiterait l’exercice du droit de grève en étendant les « services minimums », constitue l’une des attaques les plus graves contre les droits des travailleurs portugais depuis la période d’austérité de la Troïka.

En cherchant à déréguler toujours davantage les conditions de travail, le gouvernement reproduit les recettes libérales qui ont plongé l’Europe dans le chômage, la précarité, l’insécurité sociale et la stagnation salariale.

Le PCF salue la mobilisation massive des confédérations syndicales CGTP et UGT, unies dans cette lutte essentielle, ainsi que l’engagement de très nombreux syndicats du secteur privé. Les perturbations attendues dans les transports, les écoles, les hôpitaux ou l’administration témoignent de la profondeur du rejet populaire : 61 % de la population soutiennent la grève.

Cette mobilisation exprime un message clair : la classe travailleuse refuse d’être la variable d’ajustement d’une économie livrée au capital !

Alors que le gouvernement portugais cherche à faire adopter cette réforme grâce au soutien des libéraux et de l’extrême droite – devenue la deuxième force politique du pays –, le PCF dénonce cette collusion des droites et extrêmes droites européennes qui vise partout à affaiblir le salariat, à criminaliser les mobilisations syndicales et à démanteler les protections sociales.

Le PCF affirme sa solidarité avec les travailleurs portugais, leurs syndicats et leurs familles.

À leurs côtés, nous réaffirmons :

– le droit à un travail stable et à la formation, sécurisé et correctement rémunéré.

– la défense du droit de grève, pilier des libertés démocratiques,

– le refus catégorique de toute régression sociale.

Cette lutte est aussi la nôtre.

Face aux offensives néolibérales coordonnées en Europe, le salariat doit construire son unité à l’échelle du continent, pour imposer une autre logique : celle de la dignité humaine, des droits sociaux et du progrès partagé et de la paix.

Paris, le 11 décembre 2025

Parti communiste français.