La stratégie du gouvernement français au Mali doit être interrogée
Il s’appelait Kevin. Le soldat français tué au Mali le 4 mai dernier avait 21 ans. Cette extrême jeunesse ajoute au drame et donne un visage à cette guerre qui s’enlise au Sahel. D’autant qu’en face, des jeunes du même âge, parfois moins, se retrouvent aspirés et broyés par la mécanique d’une guerre où tout se mélange, entre misère, banditisme, trafics, absence de perspective, obscurantisme, conflits locaux et dominations extérieures…